L’importance de la condensation extérieure sur les vitrages isolants

Depuis très récemment, les fenêtres hautes performances font l’objet d’un phénomène particulier : celui de la condensation apparaissant au niveau extérieur du vitrage isolant. Si ce phénomène peut paraître alarmant pour certains clients, Thermos Expert dit que il s’agit en fait d’une réaction tout à fait normale de certains types de vitrages lorsqu’elles sont soumises à certaines conditions atmosphériques.

 

 

A quoi est due la condensation extérieure?

 

La condensation extérieure peut être le fruit de diverses situations réunies:

  • Lorsque le vitrage fait face à une température extérieure proche du point de rosée et donc d’un taux élevé d’humidité relative.
  • Dans le cas d’une fenêtre hautement performante comme c’est le cas d’une fenêtre au rendement énergétique élevé ou encore dans le cas de fenêtres à double vitrage et à faible déperdition d’énergie.
  • Une condensation se produisant aux prémices du matin.
  • Lorsque le vitrage est exposé entièrement à un ciel dégagé et sans occlusion, au nord, au sud et à l’ouest.
  • Lorsque le vent est absent.

 

Comprendre le phénomène de condensation

 

La condensation extérieure se produit ainsi lorsqu’il y a une différence de température au niveau d’une surface, notamment une température basse et une autre plus élevée où se produit l’air ambiant ou le point de rosée. Le point de rosée se définit par la température d’apparition d’une goutte sous forme liquide dans une vapeur totalement remplie. Du fait que l’air y est moins chaud, moins il contiendra de vapeur d’eau. Par conséquent, si sa température descend en dessous du point de rosée, on fait alors face à une condensation.  Cela arrive souvent quand l’air est mis au contact d’une surface plus froide, à l’exemple des parois d’un récipient rempli de liquide frais. Cela peut aussi être le cas lorsque l’air se refroidit de par lui-même – comme dans le cas du phénomène de formation de la neige et de la pluie.

Prenons un cas récurrent dans l’industrie du vitrage : la condensation à la surface intérieure de fenêtres. Cela arrive quand la température intérieure d’une demeure est telle que la température du point de rosée est largement plus élevée que celle de la partie basse du vitrage. Notons que si cette température est au-dessous de 0°C, cela ne fait plus l’objet d’une condensation mais plutôt de formation de givre.

Alors, comment faire en sorte qu’un objet puisse avoir une température plus froide que celle de l’air ? C’est une condition sine qua non pour voir apparaître un effet de condensation à la surface-même de l’objet. La réponse est simple. Un objet fait souvent face à une diminution de chaleur sous la forme d’un rayonnement d’énergie. Ce taux est quasi-similaire à la température de l’objet. Par conséquent, plus l’objet est chaud, et plus le rayonnement augmente. Ce n’est pas le cas lorsqu’il est entouré par d’autres objets ou d’autres personnes. En effet, ces éléments possèdent un rayonnement similaire à celui fourni par l’objet. En toute logique, si ces éléments environnants disposent d’une température moins importante, l’objet lui-aussi aura tendance à faire face à une baisse de chaleur.

Ces dernières années, fort heureusement, la condensation intérieure est moins visible du fait des progrès technologiques en matière de vitrage. Les propriétés d’isolation des vitrages ont en effet été améliorées. De ce fait, en période de froid, on fait face à une température de vitrage intérieure plus importante lorsque la température extérieure est élevée. Ce n’est que depuis peu, suite à l’apparition de la condensation extérieure, que l’on s’est rendu d’une éventuelle relation entre ce phénomène et les progrès réalisés dans le domaine.

Comme expliqué ci-dessus, un objet entouré d’éléments dont les températures sont plus froides que l’objet en lui-même, aura tendance à perdre de la chaleur. Une fenêtre complètement exposée à un ciel dégagé émet habituellement des rayonnements. Si cette dernière ne reçoit guère de chaleur (cas de l’air ambiant proche du zéro absolu), elle refroidit. Il en sera de même pour les bâtiments, la verdure et les arbres aux alentours. Au lever du soleil, les éléments environnants auront tendance à se réchauffer. Dans ce cas, on pourra parler d’un phénomène de condensation si la température du vitrage se situe au dessous du point de rosée alors tandis que celle de la fenêtre sera située juste au-dessus.

Il faut comprendre que ce phénomène ne se produit pas s’il y a du vent. Cela s’explique par le fait que l’air circule à la surface de la fenêtre et la réchauffera ; lui permettant ainsi d’atteindre la température ambiante. C’est également ce qui passe si la fenêtre possède une exposition vers l’est. Ici, la fenêtre subira le réchauffement progressif du soleil. Il est impossible d’observer ce phénomène par temps sec parce que le point de rosée se situe à une température plus basse que celle de l’air ambiant extérieur. Il n’y a donc pas aussi de phénomène de condensation lorsque la fenêtre exposée au soleil est encombrée par des nuages ou encore des arbres ; ce qui aurait pour effet de contrer la baisse notable de température.

 

Autre forme de condensation: cas du givre

 

Il est bon de noter que pendant l’hiver, ce genre de condensation peut prendre la forme de givre.

Il s’agit là d’un phénomène plutôt récent. Si cela ne s’est peu voire pas produit auparavant, c’est parce que les fenêtres classiques font l’objet de déperdition de chaleur dans la maisonnée. La chaleur passe alors par les deux vitrages qui se réchauffent d’elles-mêmes, faisant ainsi en sorte que la vitre extérieure dispose d’une température un tantinet plus élevé que celui de l’air. Du fait que la température du vitrage extérieur est presque toujours plus élevé que celui du point de rosée, il n’y a pas le phénomène de condensation. Voilà pourquoi le phénomène se produit dans le cas des nouveaux vitrages qui possèdent un pouvoir isolant beaucoup plus important, empêchant ainsi la chaleur de se sauver vers l’extérieur.

 

Quoi qu’il en soit, il est rare de pouvoir observer ce phénomène, même lorsqu’on est en présence de fenêtres aux performances accrues. En effet, les conditions citées ci-dessous se produisent rarement ensemble en un seul endroit. Lorsqu’on a l’occasion de le voir apparaître, c’est là la preuve que vous êtes en présence d’une fenêtre au rendement énergétique supérieur.